Le financement de cette nouvelle économie de la transition

Revoir les budgets des collectivités

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Revoir les budgets des collectivités en lançant un plan d’économie dans les dépenses de fonctionnement, en valorisant les fonds liés au financement du « Territoire zéro carbone » et en revenant à une fiscalité sur le patrimoine et les résidences secondaire.

  • Recherche d’économies dans les dépenses de fonctionnement

Nous pensons pouvoir réduire significativement les dépenses de fonctionnement en réalisant des économies en matière de :
– consommation énergétique, dans la réduction des dépenses de structure (collaboration plus grande entre les trois collectivités) …
– baisse des subventions aux acteurs économiques n’entrant pas dans le cadre de l’économie décarbonée

  • Utiliser les fonds liés au financement du territoire zéro carbone
  • Revenir à une fiscalité sur le patrimoine et sur les résidences secondaires

Cela permettra de dégager des recettes pour financer des activités non spéculatives pérennes en emploi.

  • Ne pas s’interdire d’utiliser le levier de l’endettement

Nous profiterons de l’extrême faiblesse des taux d’intérêts pour engager une politique d’investissement ambitieuse vers la transition énergétique.

Encourager le développement de la monnaie locale de La Rochelle et de l’Aunis

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Encourager le développement de la monnaie locale de La Rochelle et de l’Aunis en favorisant les moyens de financement de l’activité locale et en permettant l’achat de biens produits localement via cette monnaie.

  • Soutenir la création et le développement d’une monnaie locale

Les monnaies locales complémentaires (MLC) ont été reconnues par le législateur par la Loi de 2014 (Loi sur l’Économie Sociale et Solidaire). Il en circule une soixantaine actuellement en France, et plusieurs milliers à travers le monde. Elles visent à promouvoir une économie du lien, un engagement des acteurs particuliers, privé et institutionnels dans une démarche de transition écologique et citoyenne. Une réappropriation de l’outil monétaire et de sa symbolique par le citoyen. Les monnaies complémentaires sont déjà des outils couramment utilisés pour promouvoir et développer des formes d’activités. Nous avons en France un exemple de monnaie complémentaire à l’échelle nationale, qui reprend un certain nombre des caractéristiques des MLC : les titres restaurants. Ils sont libellés en Euros mais ne sont pas de la monnaie officielle (moyen spécifique de paiement au regard du Code Monétaire et Financier), ils sont valables dans un réseau qui les accepte, et oriente les flux monétaires vers la restauration pour déjeuner ou dîner. Se sont (chiffres de 2015 – étude d’Alternatives Économiques) 120 000 emplois directs et indirects, 10 % du chiffre d’affaire de la restauration, 4 millions d’utilisateurs. Les rapports régulièrement publiés sur cet outil montrent une réelle efficacité d’un tel dispositif à tout point de vue. Les MLC vont plus loin en permettant aux professionnels de les utiliser entre eux et améliorent ainsi la circulation monétaire au sein du territoire. Elles permettent ainsi la formation de réseaux d’acteurs liés par cet outil, permettent d’identifier les opportunités d’activités sur les territoires concernés, localisent et relocalisent des activités qui avaient pu disparaître. Néanmoins ces initiatives, encore récentes (de telles monnaies étaient interdites au regard du code pénal avant 2014) souffrent d’un manque de professionnalisme et d’engagement des acteurs publiques. Il s’agit d’un projet lourd où la construction du réseau est fondamentale, et ne peut pas être porté par de seuls bénévoles sur du temps bénévole. Nous nous engagerons à soutenir l’association locale porteuse de ce projet pour qu’elle développe dans les meilleures conditions son projet. Ce projet ayant pour vocation à s’entendre sur l’ensemble de l’Aunis, nous le soutiendrons auprès des autres collectivités territoriales de l’Aunis

  • Favoriser les moyens de financement de l’activité économique locale en autonomie par rapport aux circuits de la finance mondialisée.

L’économie financiarisée représente plus de 90 % de la masse monétaire en circulation contre moins de 10 % pour l’économie réelle. La thésaurisation et l’usage massif de l’euro sur les marchés financiers à but spéculatif entraîne une moindre vitesse de circulation de l’euro. Au contraire les MLC n’ayant pas d’intérêt à être thésaurisé et n’étant pas valable en dehors du territoire (et donc encore moins sur les marchés spéculatifs) circulent 3 à 4 fois plus vite que l’euro. Les MLC permettent donc de conserver la monnaie sur le territoire, et de constituer un stock disponible uniquement pour ses acteurs (particuliers et professionnels). Et parce qu’elle circule plus vite, elle favorise les activités de ces acteurs. En complément plusieurs MLC pratiquent déjà le micro crédit à destination d’entrepreneurs souhaitant s’installer ou développer une activité. Un tel dispositif serait tout à fait envisageable à terme pour le territoire.

  • Permettre l’achat de biens produits localement et de services chez les commerçants qui adhèrent au système.

Une MLC permet la labellisation des professionnels engagés dans une démarche de vente de produits et services locaux, et respectueux de l’environnement dans leur activité quotidienne. Lorsqu’un consommateur achète un produit ou service auprès d’un professionnel du réseau, celui-ci est ainsi amené à lui aussi dépenser cette monnaie auprès d’un autre acteur du réseau. Cette démarche permet de favoriser les acteurs du réseau, mais également d’identifier les besoins de création, de localisation ou de relocalisation d’activités pas ou plus forcément présentent sur le territoire.

  • S’engager à ce qu’une partie des indemnités des élus soit versée en monnaie locale.

A l’exemple du conseil municipal de Bayonne et d’autres communes depuis, une part de l’indemnité des élus sera versées en MLC. Cette démarche pourra également être appliquée pour les subventions distribuées. C’est en multipliant les acteurs du réseau que celui-ci pourra grandir et permettre d’apporter une résilience au territoire.

  • Profiter de toute nouvelle implantation commerciale pour inciter à l’utilisation de cette monnaie comme moyen de paiement possible

Développer des modalités pour permettre à l’épargne locale de s’investir dans des projets citoyens porteurs de l’économie écologique

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Développer des modalités pour permettre aux Rochelais d’investir leur épargne dans des projets citoyens porteurs de l’économie écologique.

  • Développer l’épargne solidaire

Nous mettrons en place une communication pour inciter les citoyens à utiliser leur épargne dans des projets qui ont un sens « écologique » et faire rencontrer les porteurs de projets et la population rochelaise.
Nous accompagnerons également la création de solutions solidaires et locales de placement de l’épargne. A l’image des projets d’énergies renouvelables citoyens, nous soutiendrons la création de d’entreprises et de projets coopératifs dans différents secteurs de l’économie.

  • Inciter à la mise en place d’un impôt volontaire

Plutôt que financer une banque mondialisée qui va prêter à des entreprises émettrices de C02 et d’exploitation sociale.