La préservation et la gestion de nos ressources en eau

La ressource en eau potable est un enjeu capital sur notre territoire. Depuis 4 ans maintenant, nous devons supporter chaque été une période de stress hydrique (lors des canicules par exemple), période durant laquelle la consommation d’eau des rochelais est limitée à certains usages. Cette raréfaction de l’eau est le résultat du dérèglement climatique (montée des eaux, chaleurs plus fortes, faible pluviométrie) et d’une utilisation massive de la ressource en eau par des pratiques agricoles intensives. Nous nous engageons à tout mettre en oeuvre pour garantir aux Rochelais un accès à l’eau à bas coût pour les consommations de premières nécessité (boire, laver, se laver).

Organiser une régie publique communautaire de l’eau potable

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Organiser une régie publique communautaire de l’eau potable à l’échelle de toute l’Agglomération afin de conserver notre autonomie de gestion de la politique de l’eau.

  • Conserver l’autonomie de gestion

Au 1er janvier 2020, l’eau potable (production et distribution) est devenue une compétence obligatoire des communautés d’agglomération. C’est pour nous, une occasion de créer un service public de l’eau à l’échelle de toute la CDA et de décider localement de la politique de l’eau que nous voulons.

  • Créer une régie publique communautaire de l’eau

Nous défendrons la création d’une régie publique communautaire de l’eau associant la société civile à sa gouvernance. La régie municipale de l’eau de La Rochelle deviendra une régie communautaire exerçant sur le territoire de l’Agglomération de La Rochelle. Elle restera un service public. Aucun changement pour les Rochelais si ce n’est l’entête de leur facture d’eau.
Hors Chatelaillon, pour les 26 communes de la CDA adhérentes au syndicat des eaux de la Charente-Maritime (Eau 17), la situation est tout autre. La loi prévoit que la CDA se substituera aux communes au sein du Conseil d’administration du syndicat départemental. La loi permet à la CDA de sortir du syndicat des eaux jusqu’au 31 décembre 2020. Il faut pour cela une volonté politique affirmée.
Concernant le coût du service et donc le prix de l’eau facturé aux usagers, le service public de l’eau a démontré partout en France sa supériorité à la délégation à des acteurs privés. Les scandales impliquant les sociétés privées gestionnaires de l’eau défrayent par ailleurs régulièrement la chronique depuis de nombreuses années.
En restant dans le syndicat des eaux, la CDA ne pèsera que 14 % de la gouvernance, perdant ainsi tout contrôle sur la politique de l’eau. Cette situation est d’autant plus inacceptable que le syndicat des eaux est depuis toujours très lié aux intérêts de l’agriculture productiviste.
Dans un contexte de changement climatique et de raréfaction de la ressource en eau, doit-on privilégier la protection de la ressource via des mesures préventives en accompagnant les changements de pratiques agricoles sur les bassins d’alimentation des captages comme La Rochelle le fait depuis 15 ans ou doit-on privilégier les solutions curatives onéreuses via la construction d’usines de dépollution des eaux de la Charente et se résoudre à fermer encore plus de captages pollués par l’agriculture intensive ?

Avoir une politique volontariste en matière de gestion de l’eau

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Explorer de nouvelles sources d’approvisionnement en eau potable et maintenir notre opposition aux actuels projets de bassines.

  • Explorer de nouvelles sources d’approvisionnement en eau potable

La CDA a programmé la réhabilitation et l’augmentation de la capacité de production de son usine de potabilisation de l’eau de la Charente à Coulonge. Ce projet estimé à 20 millions d’euros n’a pas fait l’objet d’un débat alors que la ressource utilisée est de mauvaise qualité et qu’elle est menacée (en qualité et en quantité). Avec le changement climatique, la baisse des débits d’étiages de la Charente et l’élévation du niveau de la mer vont en effet permettre au bouchon vaseux de remonter plus en amont du fleuve, condamnant par conséquent à moyen terme cette usine.
Nous nous opposerons à la rénovation de l’usine de production d’eau potable de Coulonge-sur-Charente tant qu’une étude préalable n’aura pas été menée sur l’impact du changement climatique sur cette ressource. Nous explorerons toutes les possibilités d’utilisation d’autres ressources souterraines en Aunis aujourd’hui monopolisées par l’irrigation du maïs.
L’eau souterraine coûte généralement deux à trois fois moins chère que l’eau produite par une usine de potabilisation d’eau superficielle

  • Maintenir notre opposition aux projets de bassines

Les bassines sont de gigantesques réserves de stockage d’eau, alimentées principalement par pompage dans les nappes en hiver pour servir à l’irrigation l’été. Ces projets, largement financés par l’argent public, soutiennent une agriculture intensive et polluante. Nous maintiendrons notre opposition ferme aux actuels projets de bassines sur l’agglomération.

Sécuriser les approvisionnements

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Sécuriser les approvisionnements en eau en protégeant les zones de captage, en luttant contre la pollution des eaux via une action volontariste de réduction des engrais et pesticides de synthèse et en modernisant les réseaux.

  • Protéger les captages de l’eau potable

Nous mettrons en oeuvre un nouveau programme de protection des captages de Fraise-Bois Boulard et Anais, qui fournissent 30 % de l’eau potable de la ville, contre les pollutions diffuses. Nous focaliserons ce programme sur les solutions qui ont vraiment fait leur preuve, c’est à dire le développement de l’agriculture biologique et des prairies naturelles.

  • Lutter contre la pollution des eaux

Nous exigerons de l’État qu’il rende obligatoire la réduction des engrais et pesticides de synthèse (procédure réglementaire de Zones Soumises à Contraintes Environnementales) sur l’aire d’alimentation de captage de Varaize où les 2 programmes ressources successifs basés sur le volontariat ont totalement échoué.

  • Moderniser les réseaux

À La Rochelle, le rendement du réseau d’eau est bon, avec un taux de 92 % du volume entrant effectivement distribué, contre 83 % en moyenne nationale. Nous poursuivrons une politique ambitieuse de renouvellement des réseaux ainsi que le remplacement rapide des derniers branchements en plomb.

Maîtriser les consommations

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Maîtriser nos consommations en mettant en place une tarification plus juste différenciée selon le type d’usage, en incitant aux économies d’eau et en luttant contre le gaspillage.
Le prix de l’eau doit-il être dégressif (plus on consomme moins on paye) comme c’est aujourd’hui le cas avec le Syndicat départemental des eaux Eau 17 ? Ou au contraire progressif pour inciter à économiser l’eau et favoriser les petits consommateurs ?
Le prix de l’eau doit-il être le même pour un usage domestique ou industriel ? Pour un résident permanent ou un résident secondaire ? Le tarif doit-il être le même lorsque la ressource est abondante et en période de sécheresse lorsqu’elle est rare et que les milieux aquatiques souffrent ?
L’accès à l’eau doit-il être gratuit ou presque (abonnement à 5,5 €/ an à La Rochelle) ou onéreux (plus de 58 €/an avec le Syndicat des eaux) ? A La Rochelle (service public), l’eau est 20% moins chère que dans les autres communes de la CDA desservies par la SAUR et le Syndicat des eaux.

  • Mettre en place une tarification plus juste

Nous mettrons en place une tarification différenciée selon le type d’usage (domestique avec distinction résidence principale et résidence secondaire, service public, commercial et industriel…) et la saison (suite aux assises de l’eau, des possibilités juridiques devraient s’ouvrir en 2020). Nous supprimerons également l’abonnement pour les usages domestiques (hors résidences secondaires).

  • Inciter aux économies d’eau

Nous mettrons en place une politique incitant à la réduction des consommations d’eau potable, comme par exemple la fourniture de récupérateurs d’eau de pluie pour les particuliers, ou la tarification progressives pour les gros consommateurs industriels et commerciaux.

  • Lutter contre le gaspillage de l’eau

Nous initierons un programme d’utilisation des eaux issues des stations d’épurations, en substitution de l’eau potable ou de ressources souterraines, pour l’agriculture (sous condition de pratiques agricoles vertueuses), les collectivités et l’industrie.

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