Fabriquer la ville autrement

Vers un système urbain du 21ème siècle où le citoyen est co-auteur et non simple usager du système.

Favoriser la vie de quartier

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Favoriser la vie de quartier via la réappropriation par les citoyens de l’espace public et l’identification d’un centre pour chaque quartier en y créant des lieux de convivialité, en garantissant un contact végétal au quotidien pour chaque Rochelais et en poursuivant la mise en accessibilité des espaces publics.
Il s’agit de considérer l’ensemble des quartiers de La Rochelle.
La réappropriation par le citoyen de l’espace public (places, rues, avenues…), l’identification d’un centre pour chaque quartier, la ponctuation du tissu urbain, orchestrent la vie, orchestrent la ville.

  • Créer de nouvelles centralités

Au coeur de chaque quartier, nous aménagerons des lieux de convivialité, accessibles à tous, confortables, développant les rencontres intergénérationnelles, privilégiant les modes de déplacement doux (piéton, vélo) et alternatifs (bus), accueillant des commerces de proximité.
Nous nous appuierons notamment sur les « secteurs de mixité fonctionnelle » identifiés dans le PLUi.

  • Offrir un contact végétal au quotidien

Nous travaillerons le maillage de proximité des espaces paysagers pour que chaque citoyen dispose à terme d’un jardin à – de 500m de chez lui.

  • Continuer la mise en accessibilité des espaces publics

En prenant en compte toutes les chaînes de déplacement, nous accélérons cette mise à niveau des aménagements existants. Nous faciliterons les lieux de dépose-minute ou de stationnement des personnes en situation de handicap, à proximité immédiate des centres piétonniers.

Créer une cité perméable et végétale

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Concevoir une cité perméable et végétale pour renforcer la résilience de la ville aux phénomènes climatiques, en créant des îlots de fraîcheur, en réintroduisant la nature grâce à des projets d’espaces publics participatifs (expérimentation sur une rue ou une place dans chaque quartier de projets de végétalisation et de dés-imperméabilisation des sols).
La nature devient un système immunitaire pour rendre autonomes les villes dans leur résilience aux phénomènes climatiques.
Il faut infiltrer et rafraîchir la ville par l’eau et le végétal.
La réintroduction de la nature en ville améliore le cadre de vie et le bien-être des habitants, créé des îlots de fraîcheur, développe la biodiversité.

  • Créer un schéma directeur de déconnexion du réseau d’eaux pluviales

Nous établirons une cartographie des possibles avec tous les réseaux souterrains des eaux pluviales pouvant être déconnectés pour infiltrer directement les eaux sur place. Ce qui permettra notamment de diminuer l’investissement dans le réseau.

  • Porter des projets d’espaces publics participatifs mettant la nature au coeur des préoccupations.

Nous expérimenterons sur une rue ou une place, dans chaque quartier de La Rochelle, la végétalisation et la désimperméabilisation des sols au maximum du site (« potentiel de végétalisation et d’infiltration »), la mise en place de circulations partagées ou apaisées, la création de lieux de « pause » (bancs), tout en garantissant l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite.
Ces projets ne pourront voir le jour qu’avec la participation des citoyens, des techniciens, des élus, des comités de quartier…
La mise en place d’un « observatoire » coordonné par le CPIE permettra d’échanger et partager sur les différentes expérimentations, pour ensuite développer progressivement ce projet sur l’ensemble de la cité.

  • Créer des « oasis » dans les cours d’école

Nous mènerons un programme de reconquête des cours de récréation, pour créer des lieux ombragés et perméables, en associant les enfants et les équipes enseignantes, afin de sensibiliser les enfants au dérèglement climatique à travers des projets concrets.

Investir dans l’arbre

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Mener une campagne de plantations de micro-forêts urbaines et inciter à la plantation de nouveaux sujets arborés sur l’espace privé.
Les arbres urbains jouent un rôle important dans le confort thermique de la ville, dans la capacité de stockage de carbone, dans l’infiltration des eaux pluviales et dans la captation de certains polluants. Ils sont essentiels dans la protection de la biodiversité en ville.
La ville de La Rochelle possède un patrimoine arboré de 42 000 arbres. Actuellement, ce sont 250 à 300 arbres qui sont réintroduits chaque année sur l’espace public.
Au-delà de la densité existante ou renouvelée, force est de constater que la moyenne de vie d’un arbre en ville est d’environ 60 ans. L’arbre subit l’urbanisation, ses racines doivent s’accommoder des réseaux souterrains et des revêtements de surface imperméables, ses branches des réseaux aériens et des façades bâties. Il devient parfois un obstacle quand il devrait faire parte prenante des aménagements publics et privés.

  • Mener une campagne de plantations de micro-forêts urbaines

Nous recenserons les espaces publics « capables » en ville, pouvant accueillir ces micro-forêts denses et diversifiées à haut potentiel écologique.
Nous ferons un appel à candidatures des structures publiques ou privées (résidences, écoles, zones d’activités) qui seraient intéressées et disposant de surfaces à planter supérieures à 100m2.
Nous organiserons des plantations participatives et des accompagnements collectifs.

  • Promouvoir le rôle bénéfique de l’arbre et inciter à la plantation de nouveaux sujets arborés sur l’espace privé

Nous accompagnerons le citoyen dans la plantation d’arbre(s) dans son jardin : choix de l’essence et position, fourniture, transport, aide à la plantation et à l’entretien des 1ères années.

Rassembler autour d’un outil de co-construction des actions de transition écologique

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  • Créer un Centre Permanent d’Initiative pour l’Environnement (CPIE)

Avec ce centre, nous serons à l’écoute des citoyennes et des citoyens. Nous permettrons à tous les habitants et l’ensemble des acteurs du territoire de coopérer et d’agir en solidaire et non en solitaire.
Ce centre permettra à quiconque de venir se former, de partager et de mettre en pratique des techniques qui amélioreront et valoriseront la biodiversité.
Il sera aussi un site pilote pour les technologies nouvelles en matière d’adaptation aux changements climatiques, mais aussi aux nouvelles façons de produire notre alimentation (permaculture, production en milieu urbain et périurbain), rassemblant acteurs de l’agriculture et de l’environnement.
Le CPIE sera également un outil dédié à l’éducation des jeunes de la maternelle à l’université.

  • Mettre en place une pépinière citoyenne pour végétaliser les quartiers.

En lien avec les serres municipales, ce végétalab sera à la fois un lieu de production à petite échelle de plantes locales, un lieu de rencontre pour tous les acteurs de la végétalisation (professionnels, citoyens, associations), un lieu de recherche et d’apprentissage, un lieu d’échanges de savoirs et de bonnes pratiques.

  • Développer un observatoire local de la biodiversité

Cette démarche de sciences participatives citoyennes conduite par le CPIE visera à impliquer les acteurs locaux dans l’observation de la faune et de la flore présentes autour de chez eux, à travers une approche originale scientifique et ludique, car mieux connaître la biodiversité c’est permettre de mieux la protéger.

Inscrire la préservation de la biodiversité dans les priorités de la ville et de l’Agglomération

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La préservation et la restauration d’un bon équilibre écologique est notre priorité.
Nous mettrons en place avec les agences de l’eau, le Conservatoire du littoral et la Région, une vraie politique de protection et de gestion des espaces naturels à l’échelle de l’Agglomération.
Nous restaurerons les marais dégradés par l’agriculture intensive pour qu’ils redeviennent des réservoirs de biodiversité et des puits de carbone, et nous replanterons des haies dans la plaine agricole.
Les espaces verts seront gérés en espaces de biodiversité et/ou d’agriculture urbaine bio.
Nous classerons les marais de Tasdon et de Pampin en Réserves naturelles régionales pour garantir leur protection et leur bonne gestion à long terme.
Via la nouvelle compétence GEMAPI (GEstion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations) de l‘Agglomération nous prendrons à bras le corps la question de la gestion de l’eau dans les marais dictée aujourd’hui uniquement par des objectifs de production agricole intensives.
Nous demanderons la création de zones de préemption sur les marais et les espaces agricoles littoraux pour restaurer leur potentiel de biodiversité, leur qualité paysagère et leur fonctionnalité écologique en convertissant les cultures en prairies naturelles avec l’aide du Département (politique des Espaces Naturels Sensibles), le Conservatoire du littoral et les Agences de l’eau.
Nous restaurerons le Lafond et le Fétilly et réaménagerons tous les bassins pluviaux de l’Agglomération pour qu’ils deviennent des milieux naturels riches en biodiversité.
Nous créerons un parc de nature au Bout Blanc.
Nous ferons aboutir le projet de requalification et d’aménagement intégré du secteur littoral compris entre Besselue et la Pointe du Chay.

Accompagner la densification

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Encadrer la densification de la ville, enjeu majeur pour le projet de territoire notamment pour l’accueil au sein de la ville des jeunes, des actifs et des familles avec enfants, en rassemblant une équipe de professionnels dédiée qui accompagnera les projets et mènera une concertation avec les riverains, dès le début de chaque projet.
Le Plan biodiversité français de 2018 s’inscrit, afin de réduire l’artificialisation des sols, dans un objectif de « zéro artificialisation nette ». L’artificialisation des sols engendre partout une perte de biodiversité, de productivité agricole, de capacité de résilience face au risque d’inondation, au changement climatique et à la précarité énergétique, une banalisation des paysages.
La densification de la ville est inéluctable pour répondre à la maitrise de l’étalement urbain et à l’’optimisation des zones déjà artificialisées. Elle constitue un enjeu majeur pour le projet de territoire, notamment pour l’accueil au sein de la ville des jeunes, des actifs et des familles avec enfants.
Pour autant, cette densification doit être encadrée, modérée et faite avec discernement. Elle doit être réalisée en anticipant sur les problématiques de gestion des eaux pluviales, du stationnement, de la présence végétale et du bien-vivre ensemble.
Nous proposons de rassembler, au sein des services concernés, une équipe dédiée à la densification. Composée de concepteurs, de techniciens et d’élus, elle accompagnera les projets de densification, quelle que soit leur échelle (maison individuelle, immeuble, lotissement), portant un regard appuyé sur le droit à l’ensoleillement, l’intimité, la perméabilité des sols, la végétalisation, le stationnement, la cohérence architecturale, urbaine et paysagère du projet.
Elle mènera une concertation ou une aide au dialogue avec les riverains, dès le début de chaque projet, que ce soit pour les promoteurs, aménageurs ou particuliers.
Elle aura un travail de contrôle, pendant et après le chantier, afin de vérifier la conformité des travaux, et de marquer la volonté municipale et communautaire.
Le travail de cette équipe pourra se formaliser par l’édition d’une charte inscrivant les règles du jeu.
Au-delà de la question de l’habitat, c’est la requalification et la restructuration des zones commerciales et des zones d’activités économiques existantes par la densification, qui est en jeu.

Gérer et anticiper les risques

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  • Prendre en compte les risques technologiques.

En l'absence de possibilité de suppression des cuves d’hydrocarbures de La Pallice, pour des raisons techniques et de gouvernance territoriale, nous mènerons une politique active de prévention des risques.
Nous conduirons avec les services de l’Etat un programme autour de la culture du risque, une meilleure transparence, avec une information régulière sur les risques Seveso et la conduite à suivre en cas d’accident, la mise en place d’exercices de sécurité́ réalistes et réguliers (incluant les personnes à mobilité réduite, et des périmètres revus à la suite de l'accident de Lubrisol) et un suivi étroit de la mise en sûreté́ des différents sites.
Nous n’accepterons plus de nouveaux aménagements d’agrandissement ou de nouvelles unités de production qui augmenteraient le risque des sites Seveso.
Nous devons mettre en place un réaménagement urbain qui tient compte des Plans de Préventions des Risques Technologiques (PPRT) existants. La constitution d’une bande paysagère aux abords des cuves Picoty (Cf. OAP spatialisée du PLUi) est nécessaire, mais ne saurait être une réponse satisfaisante.
Nous ne pouvons plus accepter de nouvelles constructions à vocation d’habitat dans les périmètres d’exposition aux risques tels que définis dans chaque PPRT. Nous étendrons le périmètre du droit du délaissement (abandon volontaire d’un bien immobilier privé par le rachat du bien par la collectivité et l’État) et également les secteurs de préemption par la collectivité.
Concernant le transport de matière dangereuse par le rail, la route et navigable, nous demanderons à l’Etat de prendre ses responsabilités par la mise en oeuvre du projet de contournement ferroviaire de La Rochelle, inscrit dans tous les documents d'urbanisme, et condition de la sécurité des transports liés au port.
Nous mettrons en place des jours et horaires de restriction sur le transport de matières dangereuses.
Nous mettrons en place des systèmes et plans de sécurité́ avec les autorités portuaires et l’État en cas d’incident ou d’accident maritime. Nous travaillerons notamment au repositionnement d’un remorqueur de haute mer d’assistance et de sauvetage à La Rochelle, car le Golfe de Gascogne en est dépourvu depuis 2011.

  • Devancer le risque submersion

Avec l’achèvement des travaux PAPI (Programme d’Actions de Prévention des Inondations), l’Agglomération sera protégée contre les submersions marines pour des événements exceptionnels (aujourd’hui) de type Xynthia, intégrant au mieux une élévation future du niveau de la mer de 20 cm.
Une élévation supérieure du niveau de la mer est hélas probable d’ici la fin de ce siècle. Les protections réalisées nous offrent un répit que nous devons utiliser pour envisager de nouvelles réponses qui devront nécessairement inclure la relocalisation de certains enjeux difficilement protégeables ou à un coût environnemental social ou économique insupportable, ainsi que la re-maritimisation volontaire d’espaces de marais qui serviront de zone d’expansion de la mer. Nous engagerons dès le début du mandat une réflexion prospective dans ce sens associant très largement les acteurs concernés, les scientifiques et les habitants.

  • Lutte contre la pollution de l’air

Nous mettrons en oeuvre un groupe de suivi « qualité de l’air » comme le suggère le Programme d’orientation et d’actions (POA) du PLUi.
Nous voulons développer sur l’ensemble du territoire rochelais des stations de captage de la qualité de l’air, pour obtenir un maillage précis des zones ou la pollution de l’air est problématique.
Nous pourrons aussi prévenir plus rapidement la population des dangers. Ce maillage permettra aussi de comprendre d’où provient la source de la pollution de l’air.

Impulser la transition du port de commerce

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Influencer le devenir stratégique du Port en participant activement au conseil de surveillance.
La stratégie d’augmentation des tonnages portée par le projet Port Horizon 2025 est en contradiction avec la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre et nos objectifs de territoire zéro carbone. Nous souhaitons aller vers un autre modèle.
Nous exigerons un moratoire sur les opérations de dragages et clapages de vases prévus par le Grand Port Maritime, en les conditionnant à une évaluation scientifique sur la nature des impacts sur le maintien de la bonne qualité des eaux charentaises et le bon état des habitats qui s’y trouvent, ainsi que sur les activités socioéconomiques qui en dépendent. Cette demande s’appuie sur l’avis défavorable émis par les scientifiques du Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) et de plusieurs associations de protection de l’environnement.